Remerciements


Un grand merci aux entreprises sponsors qui ont soutenu mon projet et qui ont à cœur, le respect et la préservation de notre environnement:

ALES GROUPE

AQUILA CONSULTING

LABO A

FRANCE TRAVAUX

J'adresse également mes sincères remerciements au Docteur TOUBAL, à Messieurs COSPEREC, BELLADEN et DIU représentant respectivement les sociétés CRHD, STOPSON et Images et Technologies.

Par leurs conseils et leur engagement à mes côtés, toutes ces personnes ont eu un rôle majeur sur le plan de la logistique de mon projet.Je souhaite souligner également le dévouement dont ils ont fait preuve permettant ainsi la réalisation de mon Expériment tel que je l'ai rêvé.


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vendredi 13 mai 2011

Mon Expériment: pensées avant mon retour en France

  Et voilà... 4 mois sont passés. Ça fait quelque chose. On repense à son bac, au choix de son école, à sa première année à l'ICAM, en se disant: "Qu'est ce que je ferai comme Expériment? Bah! J'ai le temps d'y réfléchir!". Je souris à l'idée de revenir dans le passé et de me dire à moi même: "Devine où tu iras Fabien. En Alaska!"

  C'est fou! L'Expériment on le prépare un an, on le vit et quand il se termine on sait que cette expérience exceptionnelle a changé notre vie et notre perception du monde. Mon Alaska 2011... Qu'elles soient bonnes ou mauvaises, amères ou excitantes, calmes ou intenses, mes aventures, mes rencontres, mes réflexions, ... tout ça restera gravé dans ma mémoire.

  Que dire... Au moment même où j'écris ces mots, je suis ému. Je me vois sur la photo, pointant fougueusement mon couteau de chasse sur cette carte de l'Alaska, le sourire aux lèvres, immortel, tout puissant, et plus que jamais paré à me lancer dans cette découverte de l'inconnu... Et maintenant, je me vois avec ma longue barbe, mes cheveux en batailles, mon pull rouge North Pole troué par les cendres des feux de bois, les chaussures de randonnées usées par ces intenses aventures, mais aussi et surtout le cœur et l'esprit riches de ces 4 mois. Je sais que j'ai vécu quelque chose d'extra-ordinaire mais j'ai encore du mal à réaliser que tout est terminé. A vrai dire, j'ai parfois même du mal à réaliser que tout a commencé.

  En tout cas, en 4 mois j'ai appris probablement autant, si ce n'est plus, que durant mes 20 premières années. J'ai découvert cet Alaska, la richesse de son patrimoine culturel, sa faune, sa flore et comment les préserver. J'ai bien sûr fait des rencontres inoubliables que je ne remercierai jamais assez pour tout ce qu'elles m'ont apporté et avec lesquelles je resterai en contact, peut-être jusqu'à mes derniers jours. J'ai découvert un monde où les valeurs simples, confiance, générosité, partage, solidarité, dictent le mode de vie, dans un monde sauvage. Cet Expériment m'a aidé à matérialiser ces valeurs, à en apprécier la beauté. Auparavant, on y croit et on tend à appliquer ces valeurs parce qu'on nous les a apprises mais on ne réalise pas leur portée, leur force. Suite à ces 4 mois, j'ai désormais l'impression d'en être, à jamais, imprégné.
  Toutefois, là où j'ai appris le plus, bien plus que je ne l'aurais cru, c'est sur moi-même. Quatre mois auparavant, je n'aurais jamais pensé me découvrir. On se confronte aux autres, mais au final c'est sur soi qu'on en apprend le plus. Cet Expériment c'est mon expériment et je ne le changerais pour rien au monde. Certes ça n'a pas été facile parfois, certes quand j'étais à Denali, seul, réveillé par le hurlement des loups à 5h du matin alors que ma seule volonté était de dormir le plus profondément possible pour éviter de greloter de froid dans ma tente humide, entouré de mes vêtements trempés, j'ai eu envie de tout laisser tomber, mais c'est dans cette souffrance lorsque nos sentiments sont à vifs, qu'on se découvre le plus, qu'on se comprend le plus, qu'on s'interroge le plus.
 Au final, je prends du recul et je me dis: ces mauvaises expériences n'ont en fait été que bonnes et les bonnes n'ont finalement été que merveilleuses. Des souvenirs que je n'oublierai jamais.

Aujourd'hui, je peux le dire, avec émotion mais surtout avec fierté:  
je l'ai fait.
J'ai fait mes 4 mois en Alaska et cet Expériment est définitivement un tournant dans ma vie.

Ferry: De Valdez à Whittier

  Nous sommes le 24 septembre. Jon me dépose à Eureka Station d'où je commence mon parcours. A peine 5 minutes sont passées qu'on me prend direction Glennallen! Le temps est superbe! Je n'aurais pas pu espérer mieux.


  Pour les 100 derniers miles, on m'embarque même à l'arrière d'un pick-up. Allongé sur une malle en fer, la tête dans des valises et des sacs poubelle contenant sûrement du linge, je peux admirer, par cette vitre sale, les montagnes en toute sérénité. Arrivé à Valdez, toutefois, le temps change.





  Ce qui me surprend au premier abord à Valdez, c'est la présence de cascade. En effet, avant d'atteindre la ville, on doit passer dans un canyon, entre plusieurs cascades. C'est plutôt joli. Une fois dans la ville, bien que le temps soit couvert, je devine qu'au delà de ces nuages, des montagnes aux flancs abruptes, encerclent ce port.




  Dans tous les cas, ça n'empêche pas le soleil de s'imposer le lendemain! A mon plus grand bonheur! Décidément, durant tous mes voyages en Ferry, j'ai eu de la chance. Pas un nuage. Juste le soleil rayonnant et un ciel dégagé qui révèle ces incroyables montagnes et glaciers. Une superbe croisière dans Prince William Sound qui cependant ne durera que 2h45 min! Notre énorme catamaran MV Chenegan file sur la mer plate à 34 knots (63 km/h), propulsé par ses quatre puissants moteurs créant une vague puissante que de nombreux wakeboarder reverraient de tester.










  J'arrive ainsi sans encombres à Whittier et suis dès mon arrivée pris par deux jeunes femmes rencontrées sur le pont. Pour ceux qui seraient intéressés par Whittier, laissez moi vous donner mon point de vue. Une ville peu accueillante esthétiquement parlant (je ne sais pas ce qu'il en est de l'hospitalité des gens mais vu que c'est l'Alaska je suis optimiste à ce sujet), peu active, peu peuplée (160 habitants) mais dans un cadre ravissant. A mes yeux, son principal attrait est tout simplement sa présence dans Prince William Sound! Un bon point de départ pour découvrir glaciers et îles des environs.





  En à peine 1h00 de route, je me retrouve à Anchorage où je rejoins l'auberge de jeunesse. J'aurai alors 3 jours devant moi pour me reposer en vue de mon vol de retour pour ma douce France.

Tom et Patricia

  Ma petite vie à Sheep Mountain continue. Toujours le cœur à l'ouvrage, j'aide notre cher Jon avec toujours autant d'ardeur. Je me décide toutefois à apporter mon aide à Tom et Patricia, membres de cette petite communauté. Je les avais déjà rencontrés en juin lors de la Solstice Party chez Hawk & Dove. Jon accepte aimablement de continuer à m'héberger pendant que je travaille pour Tom et Patricia. Il est alors convenu que je travaille avec eux 2 jours, puis que je revienne aider Jon pour le reste de mon temps à Sheep Mountain. Il me restera alors une dernière mission à accomplir avant mon retour en France mais ça c'est une autre histoire (j'aime faire durer le suspens).

  Jon me dépose donc chez eux. Je découvre alors leur petit havre de paix. Derrière une clôture, tenant à l'écart élan et lapin, se trouve leur petite maison, que je devrais plutôt appelé chalet, ainsi que leur jardin. Deux serres perdues entre thym, lavande, rose et iris, surplombent la vallée de Matanuska






Je réalise alors des tâches multiples et variées! En commençant par récolter une plante, nommée par les locaux "labrador tea" sur le flanc de la montagne, pour ensuite la distiller! Et oui! Ici, en plus de vendre leur légumes au "farmer's market", ils font des huiles essentielles. Je vous avoue que les odeurs qui règnent dans leur petit paradis, que ce soit dans leur jardin, soigneusement entretenu, ou même dans les serres, sont enivrantes.



 Je récolte également le thym (qu'est ce que ça sent bon!), retire les mauvaises herbes des petites parcelles où grandissent roses et lilas, je fais un peu de terreau, je mets en pot certaines plantes pour l'hiver, récolte des haricots verts, des tomates, ... J'apprécie ces petites tâches. Tout est silencieux. Pas de vent. Seulement le soleil qui caresse ma peau et le vue de ces pics enneigés.





  Tom et Patricia sont également des trésors. Ils me font goûter leur tarte (gingembre, fraises et rhubarbe), leur vin fait maison (un rosé très fruité au goût très proche du vin blanc que l'on savoure avec le fois gras durant les fêtes de fin d'années), leur "oatmeal", autrement meilleur que celui auquel j'avais le droit à Paxson, ... Bref, je travaille dur mais encore une fois pour des gens qui, de part leur générosité et leur envie de partager des expériences, procurent un véritable plaisir.

Il m'explique que conformément à la réglementation, il s'agit bien de la première ferme organique d'Alaska! Respect!


J'ai également le droit à un petit tour de leur système de panneaux solaires. Toute l'électricité dont ils ont besoin en été est fournie par ces panneaux solaires (en hiver, ils utilisent un peu de bois en plus pour chauffer la maison). Pour environ 10 000 $ d'investissement, en comptant matériel électrique, électronique, panneaux solaires, câbles et batterie, ils ont eu 10 ans d'autonomie électrique. Le prix du Kwh étant de 0.30 cents par ici, Tom assure que cet investissement porte ses fruits!

Quelques Anecdotes:

* Demain, je pars direction ... Allez dans la rubrique Suivez moi en Live pour savoir!
* Mon dernier repas avec Jon: Buffalo Burger et bière Miller Light. Il va me manquer ce cher Jon... Je reçois aussi le soir même une petite visite de Patricia et Tom, qui avant mon départ me remettent un petit cadeau. Que dire... Je les remercie de tout mon cœur.
* Nous sommes le 23 septembre. Il s'agit de mon jour de congé. Je décide alors de faire une petite randonnée. Je prends mon temps et me laisse guider par mes envies. Je m'endors notamment aux abord d'une petite rivière, allongé dans les arbustres, mon bonnet en poils de bœuf musqué sur les yeux. Il fait si bon... Rien alors ne me prédestinait à atteindre le sommet de ce pic enneigé, mais j'ai suivi mon instinct et suis monté en haut de cette montagne. Heureusement que je n'ai rien pris avec moi, cela me permet d'atteindre le sommet sans encombres. Je dépasse les premières neiges pour savourer une dernière fois ce spectacle...











Sweet Home Alaska

  Me voilà donc de retour à Sheep Mountain Lodge. Je ne suis cette fois-ci qu'avec Jon, Colleen étant partie au Mexique pour faire bronzette. Je retrouve alors le petit hangar, perdu dans les montagnes, la chambre plein de matériel pour le tissage du Qiveut (duvet de boeuf musqué) et cette magnifique vue qui m'a tant manqué.





  Je retrouve mon compère Kyle (celui d'Alabama dont l'accent proéminent du Sud m'avait mis à rude épreuve, il y a de ça 3 mois) et suis heureux de constater que ma compréhension a amplement progressé. Nous nous lançons alors dans la préparation du "firewood". Et oui encore et toujours. Toutefois, je réalise cette tâche avec grand plaisir! Désormais je ne considère plus faire du WWOOFING, mais aider des amis. Une perspective bien différente que me motive d'autant plus.








Assis à l'arrière de mon bon vieux pick-up, je savoure ce moment: Sweet Home Alaska...
Et nous serons efficaces! 2 jours pour couper et stocker tout le bois. Jon avec son véhicule John Deer apporte les bûches à Kyle, qui avec une tronçonneuse les coupe en bûches de longueurs inférieures à 2 feet (environ 66 cm) et c'est là que j'interviens avec le wood-splitter. Résultat concluant, qu'en pensez-vous?


  Cette mission accomplie je continue à faire des petits travaux par-ci, par-là. Kyle et moi avons notamment aidé Jon à bouger un container d'essence. Je me repose également, sans jamais me lasser du paysage.


  Je retrouve Hawk & Dove, avec qui je partage mon expérience et discute de leur projet de B&B (Sheep Mtn. Bed&Breakfast Plus). Je croise également Patricia qui me propose de venir faire un peu de WWOOFING chez elle. Le soir avec Jon, nous recevons un de ses meilleurs amis, avec qui nous partageons deux bonnes bières en parlant un peu de tout. Bref, vous l'aurez compris, je prends du bon temps et m'éclate dans le boulot pour Jon & Colleen.

  Tiens un bon exemple de bon temps: cuire du Red Salmon au barbecue! Seul avec Jon et nos bières, on se prépare ce petit met si délicieux, pendant que dehors il ne cesse de pleuvoir. Nous sommes alors le 19 septembre.




 Le lendemain, quelle surprise! Faites la comparaison, avec la photo en haut de cet article. Quand je vous dis que l'hiver arrive à grand pas! On pourrait presque tracer une ligne! On appelle cette limite : "termination death".




Quelques Anecdotes:

* Vous vous souvenez la photo verdoyante de Sheep Mountain Lodge, il y a 3 mois? Sinon, vous pouvez la consultez dans "Mon premier mois". Et bien voici, à quoi Sheep Mountain Lodge ressemble en septembre. Différent, hein?



* Je ramasse le bois mort que j'ai rassemblé le long de la route. Le temps n'est pas très bon. Il pleut beaucoup et c'est surtout extrêmement venteux. Je démarre mon pick-up pour me déplacer 10 mètres plus loin. A peine suis-je parti que j'entends un énorme "FRAAAASH". Je me dis alors que l'un des troncs que j'ai chargé à l'arrière de mon véhicule est tombé. Je m'arrête. Et là je réalise la chance que j'ai eue. Exactement à l'emplacement où je stationnais auparavant, un énorme épicéa vient de s'effondrer. J'ai eu chaud!








mercredi 11 mai 2011

L'auto-stop: une véritable aventure

  Croyez-moi! Ce mercredi 14 septembre, ce fût une vraie aventure!

  Je décide comme prévu de faire direction vers TOK. Aussi, en "auto-stoppeur sérieux", je me lève tôt le matin et équipé de ma fière pancarte sur laquelle est écrit au marqueur noir et aux traits épais "TOK", marche en direction de l'arrêt de bus. En effet, avec mon expérience de "hitch-hiker", je sais qu'il est important de commencer le plus loin possible des grandes villes, pour éviter d'être bloqué sur l'autoroute.

6:45 AM: Je quitte l'auberge de jeunesse. Tout en marchant, je laisse mon inscription "TOK" visible, au cas ou... Et le "cas-ou" arriva.

"Are you going to TOK? I can drive you to the entrance of the highway!"

  Bon, soit je le suis pour rejoindre l'entrée de l'autoroute (ce que j’essayais d'éviter), soit je continue sur mon idée initiale en prenant le bus. Bon allez, je le suis... Et me revoilà à faire illégalement l'auto-stoppeur sur l'autoroute... Heureusement, un jeune homme me prend. J'apprends alors qu'il est en charge de l'isolation des murs de l'église de NORTH POLE (ville à une quinzaine de kilomètres au sud de Fairbanks). C'est donc là qu'il me dépose. NORTH POLE est très connue! En effet, c'est la ville du Père Noël!






J'en profite par ailleurs pour faire ma petite liste au père noël (qui m'écoute attentivement). Alors je voudrais ...

Et oui, j'ai même vu LES RENNES DU PÈRE NOËL!!


Un des rennes du père noël!

Bon, c'est bien marrant mais il faut que je reste concentré sur mon objectif:

8:45 AM: Je suis de nouveau à faire illégalement l'auto-stoppeur en plein milieu de l'autoroute, mais cette fois ci à North Pole. Je suis alors pris en auto-stop par un jeune de 28 ans qui possède sa propre entreprise de construction qui fait... des isolations pour les murs notamment. Pendant que nous déjeunons, j'apprends qu'il a plusieurs employés et que l'un de ses projets est ... la rénovation de l'église de North Pole. Ça vous rappelle quelque chose? Et oui, je mange avec le patron de la personne qui m'a pris en auto-stop sur l'autoroute en sortie de Fairbanks... Il me dépose alors à... Delta Junction (95 miles/153 km de Fairbanks, 107 miles/172 km de Tok).

12:45 AM: Et c'est reparti! Toutefois, à peine ai-je fait 2 kilomètres que je tombe nez à nez avec une femelle élan et son petit... à 25 mètres de moi. Je suis alors perplexe, une voiture venant en contre sens ralentit:

"Man, you are going in an extreme dangerous area right now!"

Oui, je suis bien conscient du risque que j'encours. Je vais de l'autre côté de la route. La voiture fait alors demi-tour.

" Would you care if I take you 20 miles down"

Ça me touche... Un inconnu comme ça qui vient à ma rescousse. Et voilà comment je suis sauvé des sabots d'un élan et continue ma progression de 20 miles.

  Déposez au milieu de cette route, je reste perplexe quant à mes taux de réussite. Vient alors après 2 minutes, un camion citerne... Je me dis : "Allez Fabien essaie... Après tout, pourquoi pas?" Et "pourquoi pas" arriva. Je fais alors la connaissance de Bill, un homme pour le moins adorable. On sympathise très rapidement et passons un agréable moment dans cet énorme camion.



Il me dépose alors à la station essence de TOK. A peine suis-je descendu, qu'il me demande alors: "Tu veux de l'argent?". Alors là, je suis bouche bée... Je vous mets au défi de faire de l'auto-stop et de vous voir proposer de l'argent. L’Alaska... c'est un autre monde. Je décline bien entendu sa proposition mais reste sidéré par tant de générosité.

Tok, ce n'est pas hors du commun. Je suis en plein dans le "centre ville"...

A droite...

A gauche

  Plutôt plat n'est ce pas? Je fais un tour au Visitor Information Center et constate qu'il s'agit plus d'un lieu d'information pour les visiteurs d'Alaska que pour ceux de Tok et après réflexion c'est logique... Tok est la première ville sur la seule route entrant dans l’État d'Alaska.

  Durant mes quelques heures à Tok, je me rends à Tok School. En effet, il s'agit bien de l'école primaire de Tok. Vous vous demandez sûrement qu'est ce qui me pousse à aller à cette école. Et bien mes chers amis, il s'avère que j'ai appris quelque chose d'intéressant au sujet de cette école, après échange avec Brent SHEETS du Alaska Energy and Power de The University of Alaska in Fairbanks.

  Je vous mets alors ci dessous un morceau de l'échange que nous avions eu (que je rappelle à paraître d'ici peu dans la section "Environnement et Culture"):

F.G: "Yeah, I'm wandering around Alaska during 4 months doing research and tomorrow I'm going to Tok even if some people told me there is nothing to see there." 
B.S:"Wrong! There is the first Biomass boiler in Alaska in Tok School! You may be interested to see it" 

Si je serais intéressé de visiter la première chaudière d'Alaska fonctionnant à l'énergie Biomasse? Bien sûr!. Le lendemain, 3:00 PM Mercredi 14 Septembre, je suis sur les lieux à 286.4 km de l'UAF. Voilà, vous savez comment j'ai atterri ici:



Je vais alors vous faire une petite présentation en avant-première de cette première chaudière à base d'énergie biomasse, à TOK (cf "Environnement et Culture").

Je suis alors pris d'une pulsion. Allez je tente. Direction GLENNALLEN! Je suis pris alors en auto-stop à la sortie de TOK. Il s'agit d'un biologiste travaillant pour la régulation de la chasse. Il connaît les professeurs de l'UAF (University of Alaska in Fairbanks) que j'ai rencontrés. Plutôt marrant! Bon il y a quand même un "hic". Il me dépose à 30 miles de TOK. Jusque là pas de problèmes. Sauf que c'est en plein milieu d'une pluie terrifiante. 

Je vous assure, je me suis pris une sacrée correction pour mon audace!


Il pleut mais bon je relativise... La vue n'est pas si mauvaise.
  
  Après 5 kilomètres de marche sous une pluie torrentielle, les mains gelées, le visage tiré, je suis sauvé par un "outfitter". Un gars avec un chapeau de cow-boy qui fait des excursions comme guide pour les chasseurs qui viennent tester leur savoir-faire en Alaska! Je soulève la lunette arrière de son pick-up couvert et la referme aussitôt. Oui... Vaut mieux pas que je mette mon sac à côté de cette carcasse d'élan fraîchement abattu. Bon allez, c'est pas fini. Ce type, il connaît le biologiste. Ils travaillent ensemble! Il me dépose 60 miles plus loin, en face d'un site de camping (Grizzly Lake). Au moins, bien que trempé jusqu'à la moelle, je suis sorti de cet orage. C'est comme ça ici: vous passez un col, le temps de l'autre côté est totalement différent!

7:30 PM: Ah c'est tard! Le "outfitter" me dépose en face du site de camping. Il me recommande de tenter l'auto-stop, 30/45 minutes pas plus. Je sais bien que mes chances sont faibles. Après 2 minutes 30, apparaît alors une voiture, enfin... pick up et remorque, avec à l'arrière deux quads. Un chasseur à nouveau, qui revient l'arrière plein de viandes fraîches! Je pense alors "Ouai, ce genre de gars ne s'arrête jamais". Et bien si! Super gentil encore une fois! Il m'offre du saumon fumé (red smoked salmon). Il s'avère qu'il va à Anchorage! Je saute de joie! Ce soir, je serai donc au chaud chez Jon & Colleen! On rigole bien! On échange nos coordonnées que je me rends compte avoir mal enregistrées le soir même... Déception...

Des paysages, pour changer, à couper le souffle...

On s'arrête au passage à Glennallen chez cette thaïlandaise. EXCELLENT REPAS!
10:30 PM: Ca y est j'arrive chez Jon. J'ouvre la porte. Vous auriez du voir sa tête. Il a sûrement eu peur... 20 secondes pour me reconnaître, 5 secondes pour s'en remettre. Enfin, comme je vous le dis une sacrée aventure!


Quelques Anecdotes:

* Lors de ma visite à Tok School, pendant que je discute avec le responsable du projet, j'aperçois juste derrière moi 2 étudiants de l'université de Fairbanks, une imposante caméra à la main, en train de demander une interview à un des ouvriers sur le projet en cours. Je ne peux alors m’empêcher de sourire. 1 point pour l'auto-stoppeur français qui devance les reporteurs de l'UAF!
* 313 miles d'auto-stop en une journée, soit 503,8 km avec 8 personnes différentes et que du plaisir (abstraction de la tempête)!